Le bassin d’Arcachon est célèbre pour ses huîtres, la dune du Pilat et ses plages de sable fin. Pourtant, derrière cette carte postale idyllique se cachent des secrets bien gardés et des anecdotes historiques insolites que la plupart des visiteurs (et même certains locaux) ignorent.

Du pétrole sous le bassin d’Arcachon

C’est l’un des secrets les plus surprenants du bassin : il abrite un puits de pétrole toujours en activité. Depuis 1962, un forage situé sur la presqu’île du Cap Ferret exploite le gisement « Lavergne ». Situé à 3 200 mètres de profondeur, le pétrole est extrait sous la mer, entre la pointe du Cap Ferret et le banc d’Arguin. Aujourd’hui géré par la société Vermilion, le site est autorisé à produire du pétrole jusqu’en 2029.

Une naissance impériale pour Arcachon en 1857

Contrairement aux villages ostréicoles voisins, Arcachon n’est pas un vieux village de pêcheurs traditionnel. En réalité, la commune a été créée de toutes pièces en 1857 par un décret impérial de Napoléon III. Pour donner naissance à cette nouvelle station balnéaire, 756 hectares ont été détachés de la commune de La Teste-de-Buch, qui n’était à l’époque qu’un modeste quartier de pêcheurs comptant seulement 280 maisons.

L’une des plus anciennes bases aériennes de France à Cazaux

Sur la rive sud du bassin, la base aérienne 120 de Cazaux abrite une histoire militaire centenaire. Dès décembre 1913, le capitaine Ferdinand Marzac choisit ce site pour y installer un champ de tir aérien, profitant du lac pour amerrir les hydravions et récupérer les cibles. Opérationnelle depuis 1915, elle figure aujourd’hui avec Avord et Istres parmi les trois plus anciennes bases aériennes françaises encore en activité.

Le terrible incendie de l’été 2022

L’histoire récente du bassin d’Arcachon est aussi marquée par des événements tragiques. Le 12 juillet 2022, un incendie géant s’est déclaré dans la forêt usagère de La Teste-de-Buch. Ce sinistre, l’un des plus grands de l’histoire récente du pays, a ravagé plus de 20 800 hectares de forêt en quelques semaines, imposant l’évacuation de 36 750 personnes et mobilisant des renforts de pompiers venus de toute l’Europe.